Chapitre 3
La création d’Harbodos
A l'époque dont nous parlons ici, les océans n'étaient connus que de ceux qui vivaient sur les bords du monde. La mer sans fin était un mythe, une légende, pour la plupart des êtres intelligents vivants sur Harbodos, qui ne pouvaient guère voyager trop loin de chez eux. Pour ceux qui avaient la chance de vivre sur les bords des océans c’était malheureusement une source de grands dangers.
Les profondeurs océaniques abritaient des puissances encore mal connues des habitants de la rive, des poissons, plus monstrueux les uns que les autres, se cachaient dans les profondeurs et jouaient avec les navires qui tentaient de s’éloigner trop loin des rivages. Souvent les habitants de la côte ouest, la Bratinia, voyaient s’échouer sur leurs côtes inhospitalières des débris ayant appartenu à quelque gros navire. Vivant dans la peur constante des fonds marins, les Bratiniens ne pêchaient que depuis le bord des plages, pourtant magnifiques. A l’extrémité de la côte ouest, un village s’était élevé, dans lequel les Bratiniens vivaient relativement heureux. Leur seule peur provenait de la mer toute proche qui, encore trop souvent, se déchainait.
Les Bratiniens ressemblaient à s’y méprendre aux hommes que l’on connaissait sur Harbodos, ils étaient grands, leurs corps musclés résistaient aux intempéries d’un milieu pas toujours très accueillant. Dans l’ensemble, les Bratiniens étaient roux et leurs yeux étaient pour la plupart verts.
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lundi 11 janvier 2010
La création d’Harbodos (2)
Chapitre 2
La création d’Harbodos
Nous sommes désormais cinq-cents mille ans avant l’histoire de Bedwyr et les êtres vivants à la surface d’Harbodos sont encore peu nombreux.
Plusieurs millions d’années après que les premiers poissons furent sortis des eaux pour s’aventurer sur la terre ferme, vivaient, dans les plaines d’Harbodos, des êtres très évolués. Ils avaient appris à vivre en harmonie avec la nature et n’étaient en rien belliqueux. Ils possédaient un savoir infini sur les choses de la vie et s’abritaient dans les forêts. Ces êtres étaient même capables de parler aux arbres qui leur répondaient. Pour eux la vie était le plus précieux des cadeaux et ils la cultivaient avec passion. On racontait alors que les elfes étaient immortels, ce qui n’a jamais été vérifié, on s’en doute bien.
Cependant, les elfes avaient réussi leur mariage avec la nature. Bien que cette dernière fut, on s’en doute, des plus hostiles au début de la vie sur Harbodos, ils avaient pris place dans les forêts et en étaient devenus les seuls maitres.
Pourtant, bien plus loin, dans les hautes montagnes qui crachaient encore des roches et de la lave en fusion, des êtres bien moins délicats subsistaient et cherchaient, eux aussi, à prendre possession de leur environnement.
Ces êtres maléfiques, que nous appellerons des orques, n’avaient pas de règles, pas de lois si ce n’est une seule : la loi du plus fort. Sortes de brutes épaisses, ils se nourrissaient des animaux qu’ils trouvaient çà et là dans les montagnes et ne descendaient jamais dans les forêts. Ils vivaient en clans, en meutes qui, bien souvent s’affrontaient pour le moindre détail. Une bête tuée gisait au sol et on se précipitait, non pour partager, mais pour être servi en premier.
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La création d’Harbodos
Nous sommes désormais cinq-cents mille ans avant l’histoire de Bedwyr et les êtres vivants à la surface d’Harbodos sont encore peu nombreux.
Plusieurs millions d’années après que les premiers poissons furent sortis des eaux pour s’aventurer sur la terre ferme, vivaient, dans les plaines d’Harbodos, des êtres très évolués. Ils avaient appris à vivre en harmonie avec la nature et n’étaient en rien belliqueux. Ils possédaient un savoir infini sur les choses de la vie et s’abritaient dans les forêts. Ces êtres étaient même capables de parler aux arbres qui leur répondaient. Pour eux la vie était le plus précieux des cadeaux et ils la cultivaient avec passion. On racontait alors que les elfes étaient immortels, ce qui n’a jamais été vérifié, on s’en doute bien.
Cependant, les elfes avaient réussi leur mariage avec la nature. Bien que cette dernière fut, on s’en doute, des plus hostiles au début de la vie sur Harbodos, ils avaient pris place dans les forêts et en étaient devenus les seuls maitres.
Pourtant, bien plus loin, dans les hautes montagnes qui crachaient encore des roches et de la lave en fusion, des êtres bien moins délicats subsistaient et cherchaient, eux aussi, à prendre possession de leur environnement.
Ces êtres maléfiques, que nous appellerons des orques, n’avaient pas de règles, pas de lois si ce n’est une seule : la loi du plus fort. Sortes de brutes épaisses, ils se nourrissaient des animaux qu’ils trouvaient çà et là dans les montagnes et ne descendaient jamais dans les forêts. Ils vivaient en clans, en meutes qui, bien souvent s’affrontaient pour le moindre détail. Une bête tuée gisait au sol et on se précipitait, non pour partager, mais pour être servi en premier.
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La création d’Harbodos (1)
Chapitre 1
La création d’Harbodos
Au commencement, à cette époque dont ne parlent jamais les livres, la planète Harbodos n’était qu’une boule de roches glacées qui avait été propulsée dans l’Univers, le grand Univers insaisissable. En ces temps immémoriaux, presque rien n’existait et les Dieux venaient de découvrir à leur grande surprise les joies de la matière et de l’antimatière, déclenchant alors ce que, plus tard, sur une petite planète bleue du système solaire, on appellerait le « Big Bang ».
Depuis longtemps, cet amas de roches et de glaces fonçait dans l’Univers. Dans son périple, il était confronté à des températures proches du zéro absolu. Progressant à toute vitesse dans le néant, il rencontrait parfois des blocs rocheux, issus de l’explosion originelle, qui traversaient eux aussi l’Univers en pleine expansion. Ces gros blocs qui s’agglutinaient à sa surface, vinrent petit à petit grossir la taille de la future planète. Souvent la route d’Harbodos était déviée par l’attraction qu’exerçaient certains corps célestes, bien plus massifs.
Environ dix milliards d’années avant notre temps, cette boule de roches glacées rencontra une étoile qui avançait dans l’Univers à la vitesse vertigineuse de deux cents soixante-sept kilomètres par seconde. Harbodos fût alors aspirée par cette énorme étoile, que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’Aldoran. Ralentissant sa vitesse jusqu’à atteindre environ trente-deux kilomètres à la seconde, la petite planète se retrouva vite prisonnière, condamnée à tourner autour d’Aldoran jusqu’à la fin de son temps.
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La création d’Harbodos
Au commencement, à cette époque dont ne parlent jamais les livres, la planète Harbodos n’était qu’une boule de roches glacées qui avait été propulsée dans l’Univers, le grand Univers insaisissable. En ces temps immémoriaux, presque rien n’existait et les Dieux venaient de découvrir à leur grande surprise les joies de la matière et de l’antimatière, déclenchant alors ce que, plus tard, sur une petite planète bleue du système solaire, on appellerait le « Big Bang ».
Depuis longtemps, cet amas de roches et de glaces fonçait dans l’Univers. Dans son périple, il était confronté à des températures proches du zéro absolu. Progressant à toute vitesse dans le néant, il rencontrait parfois des blocs rocheux, issus de l’explosion originelle, qui traversaient eux aussi l’Univers en pleine expansion. Ces gros blocs qui s’agglutinaient à sa surface, vinrent petit à petit grossir la taille de la future planète. Souvent la route d’Harbodos était déviée par l’attraction qu’exerçaient certains corps célestes, bien plus massifs.
Environ dix milliards d’années avant notre temps, cette boule de roches glacées rencontra une étoile qui avançait dans l’Univers à la vitesse vertigineuse de deux cents soixante-sept kilomètres par seconde. Harbodos fût alors aspirée par cette énorme étoile, que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’Aldoran. Ralentissant sa vitesse jusqu’à atteindre environ trente-deux kilomètres à la seconde, la petite planète se retrouva vite prisonnière, condamnée à tourner autour d’Aldoran jusqu’à la fin de son temps.
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Un équipage supplémentaire
Chapitre cinq :
Un équipage supplémentaire
Au petit matin, Yarkou attendait déjà nos amis devant l’entrée de la maison de Gyldwen. Aussitôt réveillés, ils partirent avec Yarkou qui les conduisit dans son « modeste palais » comme il aimait à l’appeler. Situé à l’autre bout de l’entrée de la montagne interdite, le palais était une œuvre encore plus exubérante que le reste. A l’intérieur vaquaient des nains, probablement des serviteurs, qui entretenaient le palais royal avec le plus grand des soins.
Nos amis s’installèrent à la table du roi Yarkou et chacun s’étonnait de la splendeur de l’endroit. Le roi des nains écoutait avec intérêt ses convives commenter l’architecture du palais. Le petit déjeuner, fort nourrissant, était composé à base d’œufs d’aigles apprivoisés. Yarkou en profita pour expliquer à ses amis comment les nains avaient réussi à approcher ces bêtes, rois des oiseaux, comment ils avaient ensuite tissé des liens avec eux pour enfin parvenir à les apprivoiser.
Du pain trempé dans ces œufs juste chauffés devenait un vrai régal pour Bedwyr qui n’était pas mécontent de reprendre des forces.
Une fois le repas englouti, Yarkou se leva et pria ses amis de le suivre. Quittant la salle du repas, ils longèrent un couloir puis se retrouvèrent bientôt devant une grosse porte, faite entièrement de métal.
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Un équipage supplémentaire
Au petit matin, Yarkou attendait déjà nos amis devant l’entrée de la maison de Gyldwen. Aussitôt réveillés, ils partirent avec Yarkou qui les conduisit dans son « modeste palais » comme il aimait à l’appeler. Situé à l’autre bout de l’entrée de la montagne interdite, le palais était une œuvre encore plus exubérante que le reste. A l’intérieur vaquaient des nains, probablement des serviteurs, qui entretenaient le palais royal avec le plus grand des soins.
Nos amis s’installèrent à la table du roi Yarkou et chacun s’étonnait de la splendeur de l’endroit. Le roi des nains écoutait avec intérêt ses convives commenter l’architecture du palais. Le petit déjeuner, fort nourrissant, était composé à base d’œufs d’aigles apprivoisés. Yarkou en profita pour expliquer à ses amis comment les nains avaient réussi à approcher ces bêtes, rois des oiseaux, comment ils avaient ensuite tissé des liens avec eux pour enfin parvenir à les apprivoiser.
Du pain trempé dans ces œufs juste chauffés devenait un vrai régal pour Bedwyr qui n’était pas mécontent de reprendre des forces.
Une fois le repas englouti, Yarkou se leva et pria ses amis de le suivre. Quittant la salle du repas, ils longèrent un couloir puis se retrouvèrent bientôt devant une grosse porte, faite entièrement de métal.
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Chez les nains
Chapitre quatre :
Chez les nains
« Mon cher Bedwyr, si vous vous êtes remis de vos émotions, je vous prierais de m’accorder votre attention. Nous allons maintenant pénétrer plus en avant et ce n’est vraiment pas le moment de se perdre car l’endroit est immense. » Dit Gyldwen en entrainant le Wobby et le nordique avec lui.
A ce moment Bedwyr se demanda ce qu’il allait bien rencontrer derrière la porte de pierre. « Des nains » Pensait-il, rêveur. Il resta donc là, avec Borthonir, pendant que Gyldwen étudiait le portail.
« Alors nous y voilà, mes amis » Dit Gyldwen en caressant sa barbe. Puis il reprit : « La lune est juste en face du portail, il faut qu’elle soit alignée, nous devons encore attendre qu’elle monte dans le ciel pour apparaitre au-dessus de la cime » Dit-il en désignant le flanc de montagne opposé au portail.
« Et après ? » demanda Bedwyr, visiblement impatient.
« Et après ? Normalement le portail devrait s’ouvrir, cher ami, et nous laisser entrer »
« Aussi simplement ? Vous voulez dire qu’il s’ouvre ainsi. Il suffirait donc à n’importe qui de se présenter ici et d’attendre patiemment que le portail s’ouvre ? » s’étonna Bedwyr, qui dissimulait un rire narquois.
Gyldwen passa la main dans sa longue barbe et fit un clin d’œil en direction de Borthonir.
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Chez les nains
« Mon cher Bedwyr, si vous vous êtes remis de vos émotions, je vous prierais de m’accorder votre attention. Nous allons maintenant pénétrer plus en avant et ce n’est vraiment pas le moment de se perdre car l’endroit est immense. » Dit Gyldwen en entrainant le Wobby et le nordique avec lui.
A ce moment Bedwyr se demanda ce qu’il allait bien rencontrer derrière la porte de pierre. « Des nains » Pensait-il, rêveur. Il resta donc là, avec Borthonir, pendant que Gyldwen étudiait le portail.
« Alors nous y voilà, mes amis » Dit Gyldwen en caressant sa barbe. Puis il reprit : « La lune est juste en face du portail, il faut qu’elle soit alignée, nous devons encore attendre qu’elle monte dans le ciel pour apparaitre au-dessus de la cime » Dit-il en désignant le flanc de montagne opposé au portail.
« Et après ? » demanda Bedwyr, visiblement impatient.
« Et après ? Normalement le portail devrait s’ouvrir, cher ami, et nous laisser entrer »
« Aussi simplement ? Vous voulez dire qu’il s’ouvre ainsi. Il suffirait donc à n’importe qui de se présenter ici et d’attendre patiemment que le portail s’ouvre ? » s’étonna Bedwyr, qui dissimulait un rire narquois.
Gyldwen passa la main dans sa longue barbe et fit un clin d’œil en direction de Borthonir.
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Le commencement d’une longue route
Chapitre trois :
Le commencement d’une longue route
« Cette fois mon brave, tu vas y avoir droit, à ton baptême » murmura Borthonir à l’oreille de son cheval. C’était une belle bête, toute en muscles, à la robe noire. Borthonir était occupé à sangler sa selle sur le dos de l’animal lorsque Bedwyr et Gyldwen arrivèrent dans l’écurie.
« Quel magnifique cheval vous avez là ! » dit Bedwyr en guise de bonjour.
« Magnifique, n’est-ce pas ? » répondit Borthonir.
« Et celui-ci ? » demanda Bedwyr qui désignait un autre cheval, un peu plus loin.
« Ah celui-ci, c’est lui que vous monterez et cet autre est réservé pour notre ami Gyldwen, ainsi nous arriverons plus vite »
L’écurie était assez vaste. On pouvait dénombrer quatre chevaux, tous noirs de robe. Ils étaient vraiment magnifiques et Bedwyr resta bouche bée devant tant de beauté.
« Tenez, j’ai préparé celui-ci pour vous, Monsieur Bedwyr » dit alors Borthonir en lui désignant l’un des purs sangs. « Méfiez-vous tout de même, il est assez grand et n’hésitez pas à me demander si vous ne parvenez pas à vous installer sur son dos »
« Eh bien nous allons voir ça tout de suite. Je suis assez souple et assez vif pour ne pas me faire rouler par cet animal, je pense que je devrais y arriver » dit Bedwyr qui, déjà, avait mis le pied droit à l’étrier.
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Le commencement d’une longue route
« Cette fois mon brave, tu vas y avoir droit, à ton baptême » murmura Borthonir à l’oreille de son cheval. C’était une belle bête, toute en muscles, à la robe noire. Borthonir était occupé à sangler sa selle sur le dos de l’animal lorsque Bedwyr et Gyldwen arrivèrent dans l’écurie.
« Quel magnifique cheval vous avez là ! » dit Bedwyr en guise de bonjour.
« Magnifique, n’est-ce pas ? » répondit Borthonir.
« Et celui-ci ? » demanda Bedwyr qui désignait un autre cheval, un peu plus loin.
« Ah celui-ci, c’est lui que vous monterez et cet autre est réservé pour notre ami Gyldwen, ainsi nous arriverons plus vite »
L’écurie était assez vaste. On pouvait dénombrer quatre chevaux, tous noirs de robe. Ils étaient vraiment magnifiques et Bedwyr resta bouche bée devant tant de beauté.
« Tenez, j’ai préparé celui-ci pour vous, Monsieur Bedwyr » dit alors Borthonir en lui désignant l’un des purs sangs. « Méfiez-vous tout de même, il est assez grand et n’hésitez pas à me demander si vous ne parvenez pas à vous installer sur son dos »
« Eh bien nous allons voir ça tout de suite. Je suis assez souple et assez vif pour ne pas me faire rouler par cet animal, je pense que je devrais y arriver » dit Bedwyr qui, déjà, avait mis le pied droit à l’étrier.
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Une bien sombre taverne
Chapitre deux :
Une bien sombre taverne
Ils marchaient déjà depuis deux heures lorsqu’ils arrivèrent aux portes du village de Bouterre. Visiblement il s’agissait d’un village d’hommes. Bedwyr, qui ne les appréciait guère, demanda à Gyldwen :
« Sommes-nous vraiment obligés de faire une halte chez les hommes, maître ? »
Gyldwen riait à gorge déployée ; il se tourna vers Bedwyr et l’observa attentivement, de haut en bas, puis il tourna autour de lui une fois. Regardant Bedwyr dans les yeux il lui demanda enfin :
« Vous pensez sans doute, cher ami, que nous pourrons pénétrer dans le repère des Orques sans armes ni bagages ? Allons, allons ! Monsieur Bedwyr, je suis étonné qu’un si brillant chasseur que vous… »
« Mais j’ai mon arc » ! » reprit Bedwyr, interrompant le magicien.
« Ha, ha, ha, un arc ! Et des flèches, Monsieur Bedwyr, avez-vous des flèches ? Ha, ha, ha, un arc… »
« Oui évidemment que j’ai des flèches, tenez, regardez ! » Puis il reprit : « Mais cela ne m’explique pas ce que nous allons faire dans ce village ! »
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Une bien sombre taverne
Ils marchaient déjà depuis deux heures lorsqu’ils arrivèrent aux portes du village de Bouterre. Visiblement il s’agissait d’un village d’hommes. Bedwyr, qui ne les appréciait guère, demanda à Gyldwen :
« Sommes-nous vraiment obligés de faire une halte chez les hommes, maître ? »
Gyldwen riait à gorge déployée ; il se tourna vers Bedwyr et l’observa attentivement, de haut en bas, puis il tourna autour de lui une fois. Regardant Bedwyr dans les yeux il lui demanda enfin :
« Vous pensez sans doute, cher ami, que nous pourrons pénétrer dans le repère des Orques sans armes ni bagages ? Allons, allons ! Monsieur Bedwyr, je suis étonné qu’un si brillant chasseur que vous… »
« Mais j’ai mon arc » ! » reprit Bedwyr, interrompant le magicien.
« Ha, ha, ha, un arc ! Et des flèches, Monsieur Bedwyr, avez-vous des flèches ? Ha, ha, ha, un arc… »
« Oui évidemment que j’ai des flèches, tenez, regardez ! » Puis il reprit : « Mais cela ne m’explique pas ce que nous allons faire dans ce village ! »
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Arrivée du magicien et départ pour la quête.
Chapitre premier :
Arrivée du magicien et départ pour la quête.
Gyldwen venait d’entrer dans le village de Troncdor. Ce soir, il n’avait pas pris le temps de saluer tous ses amis. Il était visiblement pressé. Par cette belle soirée d’automne, les Wobbies passaient du bon temps et prenaient, comme à leur habitude, le temps de vivre. Il faisait une température clémente et tous profitaient des derniers jours de beau temps de l’année du loup. Dans le ciel, quelques nuages passaient tranquillement et laissaient voir une pleine lune blanche, si grande qu’on aurait pu la toucher du bout des doigts.
Cependant, les orques menaçaient et Gyldwen, le magicien, était venu trouver son vieil ami Marteens, le chef du village des Wobbies. Il lui avait confié que les orques, rassemblés en armée, avançaient en direction de la forêt de Drunenfeld. Or, s’ils la traversaient, ils parviendraient au paisible village de Troncdor, situé de l’autre côté.
Marteens resta sans voix. Il regarda Gyldwen, ne sachant que dire. Le simple fait de penser aux orques le tétanisait. Ces êtres dénués de conscience, n’écoutaient que leurs instincts les plus vils. Selon les dires du magicien, ils auraient pu, selon les dires du magicien, fondre sur le village et le dévaster.
Le Magicien en avait vu d’autres. Pour lui les batailles dans lesquelles s’affrontaient puissances du mal et forces du bien étaient monnaie courantes. Cependant il était très inquiet. Gyldwen était un des quatre membres dirigeants la Guilde de la Magie.
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Arrivée du magicien et départ pour la quête.
Gyldwen venait d’entrer dans le village de Troncdor. Ce soir, il n’avait pas pris le temps de saluer tous ses amis. Il était visiblement pressé. Par cette belle soirée d’automne, les Wobbies passaient du bon temps et prenaient, comme à leur habitude, le temps de vivre. Il faisait une température clémente et tous profitaient des derniers jours de beau temps de l’année du loup. Dans le ciel, quelques nuages passaient tranquillement et laissaient voir une pleine lune blanche, si grande qu’on aurait pu la toucher du bout des doigts.
Cependant, les orques menaçaient et Gyldwen, le magicien, était venu trouver son vieil ami Marteens, le chef du village des Wobbies. Il lui avait confié que les orques, rassemblés en armée, avançaient en direction de la forêt de Drunenfeld. Or, s’ils la traversaient, ils parviendraient au paisible village de Troncdor, situé de l’autre côté.
Marteens resta sans voix. Il regarda Gyldwen, ne sachant que dire. Le simple fait de penser aux orques le tétanisait. Ces êtres dénués de conscience, n’écoutaient que leurs instincts les plus vils. Selon les dires du magicien, ils auraient pu, selon les dires du magicien, fondre sur le village et le dévaster.
Le Magicien en avait vu d’autres. Pour lui les batailles dans lesquelles s’affrontaient puissances du mal et forces du bien étaient monnaie courantes. Cependant il était très inquiet. Gyldwen était un des quatre membres dirigeants la Guilde de la Magie.
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