Chapitre deux :
Une bien sombre taverne
Ils marchaient déjà depuis deux heures lorsqu’ils arrivèrent aux portes du village de Bouterre. Visiblement il s’agissait d’un village d’hommes. Bedwyr, qui ne les appréciait guère, demanda à Gyldwen :
« Sommes-nous vraiment obligés de faire une halte chez les hommes, maître ? »
Gyldwen riait à gorge déployée ; il se tourna vers Bedwyr et l’observa attentivement, de haut en bas, puis il tourna autour de lui une fois. Regardant Bedwyr dans les yeux il lui demanda enfin :
« Vous pensez sans doute, cher ami, que nous pourrons pénétrer dans le repère des Orques sans armes ni bagages ? Allons, allons ! Monsieur Bedwyr, je suis étonné qu’un si brillant chasseur que vous… »
« Mais j’ai mon arc » ! » reprit Bedwyr, interrompant le magicien.
« Ha, ha, ha, un arc ! Et des flèches, Monsieur Bedwyr, avez-vous des flèches ? Ha, ha, ha, un arc… »
« Oui évidemment que j’ai des flèches, tenez, regardez ! » Puis il reprit : « Mais cela ne m’explique pas ce que nous allons faire dans ce village ! »
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